Améliorer ses techniques d'animation

Vous retrouverez ci-dessous des techniques d’animation plus ou moins facultatives, principalement pour le mode Discussion et le mode Dynamique, mais potentiellement d'autres modes d'animations.

Si vous souhaitez animer ce jeu mais n’y avez encore jamais joué vous-même, êtes peu expérimenté·e en animation, ou avez peu de temps pour préparer l’animation de l’atelier… vous n’avez sûrement pas besoin de lire cette page !

  • Si vous souhaitez jouer de 3 à 8 participant·es en 1h à 3h, alors il vous suffit de suivre le déroulé résumé sur la carte « mode sans animateur·rice » conçu pour être joué par n’importe qui sans préparation.
  • Si vous souhaitez un autre mode en cas de nombre de participant·es ou de durée différentes, les déroulés résumés des autres cartes "Mode ..." peuvent aussi être une source d’inspiration suffisante. Si vous avez des incompréhensions ou des envies d’approfondir certaines techniques, vous pouvez vous contenter de lire leurs parties ci-dessous.
  • Si au contraire vous avez plaisir à découvrir la diversité des techniques d’animations possibles avec cet outil pédagogique, vous êtes au bon endroit !

Quoiqu’il en soit, cette ressource est faite pour vous aider et vous inspirer, pas pour vous stresser ou vous contraindre à faire d’une certaine manière qui ne vous conviendrait pas. Donc si ça vous fait cet effet, arrêtez de le lire et lancez-vous !

Mieux vaut une animation faite mais imparfaite, qu’une animation parfaite mais jamais faite !

Faites nous part de vos retours, propositions d'améliorations, ou idées de nouvelles techniques d'animation à l'adresse contact@chronocartes.fr !

Cette page ayant beaucoup de contenu, utilisez le sommaire ci-dessous pour aller directement à ce qui vous intéresse. Si besoin vous pouvez aussi imprimer et enregistrer en format pdf le contenu de cette page.

Avant le jeu

Choisir les cartes distribuées et leur ordre

Ce choix s’adapte au contexte d’animation (durée, public, objectifs pédagogiques, etc.) et peut être fait en s’aidant de :

  • ordre recommandé des cartes (numéro en haut à gauche).
  • cartes liées, c’est-à-dire les cartes intéressantes à consulter au même moment, soit en les distribuant ou en les mentionnant comme cartes bonus (voir partie « Faire des liens avec des cartes bonus »). Elles sont indiquées pour chaque carte dans les cartes « cartes listées par … ».
  • groupes (couleur du numéro d’une carte) regroupant plusieurs cartes liées par une même thématique.

Il faut prévoir au moins 1 minute pour la lecture d’une carte, et plus si on veut permettre des discussions. A cela s’ajoute le temps pour les autres techniques d’animation (explication consigne, tour de présentation ou de clôture, etc.).

Certains modes d'animation permettent d’être flexible sur la sélection des cartes en fonction du déroulement de l’atelier et de si les participant·es sont plus renseigné·es ou intéressé·es par tel ou tel aspect (ex mode discussion).

Rappeler l’importance de l’histoire

Plusieurs options en fonction du temps disponible et du degré de participativité voulu :

  • Option a) Descendante : l’animateur·rice cite les éléments de la carte « Importance de l'histoire ».
  • Option b) Pseudo-descendante : on fait lire chacun·e son tour aux participant·es un élément de la carte « Importance de l'histoire ».
  • Option c) Participative : demander aux participant·es « Pourquoi connaitre l’histoire est important d’après vous ? » et les laisser s’exprimer librement ou à tour de rôle.

Faire un tour de présentation des participant·es

Permet notamment d’attendre le temps que tout le monde arrive.

Plusieurs options :

Option a) En pleinière

Recommandée si peu de participant·es (<10 personnes)

Principe : Chacune son tour, les personnes se présentent (prénom, pronom, besoins spécifiques) et répondent à une ou plusieurs questions ouvertes.

Les besoins spécifiques peuvent être liés à un handicap (auditif, visuel, physique, mental, etc.) faisant que la personne nécessite des ajustements particuliers (EX : parler plus fort, besoin d’être assis·e, lecture par qqn d’autre, besoin de s’absenter, éviter les triggers, etc.).

Commencer par soi, animateur·rice pour

  • donner l’exemple,
  • se mettre sur un pied d’égalité avec les participant·es
  • éviter la gêne de « Qui commence ? »

Si plusieurs questions, choix entre :

  • a) les traiter toutes en une seule prise de parole
  • b) faire un tour de parole par question

Option b) En binôme tournant

Recommandée si :

  • beaucoup de participant·es (>10 personnes)
  • envie de laisser s’exprimer chaque participant·e en profondeur sur une question
  • envie de dynamiser par le lien social

Principe : mettre les participant·es en grand cercle. Une personne sur deux va faire un pas vers l’intérieur du cercle. On obtient ainsi deux cercles concentriques. Les personnes forment des paires, constituées d’une personne de chaque cercle. Chaque paire discute sur une des questions ouvertes pendant un temps donné. Puis un des cercles concentriques tourne d’une personne dans le sens horaire, formant de nouvelles paires. Chaque nouvelle paire discute sur une nouvelle question et ainsi de suite…

Option c) Par réponse fermée mouvante

Recommandée si :

  • beaucoup de participant·es (>10 personnes)
  • envie connaitre rapidement la réponse de chaque participant·e
  • envie de dynamiser par le mouvement

Principe : on pose une question fermée aux participant·es, et celleux-ci doivent répondre en se positionnant dans l’espace d’après un axe imaginaire allant de « Oui, beaucoup » à « Non, pas du tout », avec l’entre deux possible.

Option d) Par réponse fermée avec les pouces

Recommandée si :

  • beaucoup de participant·es (>10 personnes)
  • envie connaitre rapidement la réponse de chaque participant·e

Principe : on pose une question fermée aux participant·es, et celleux-ci doivent répondre en mettant leur bras et pouce vers le haut pour dire « Oui, beaucoup », ou vers le bas pour dire « Non, pas du tout », avec l’entre deux possible.

Exemples de questions ouvertes pour les options 1 et 2

Les questions sont à adapter en fonction de l'enjeu sociétal traité par le paquet.

  • Qu'est-ce qui m’intéresse dans cet atelier ? Qu’est-ce que j'espère y trouver ?
  • Quel est mon niveau de connaissance sur l’histoire de [enjeu sociétal] ? Et plus généralement sur [enjeu sociétal] ?
  • Quand je pense à l'histoire de [enjeu sociétal], qu’est-ce que ça m’évoque ? À quel évènement historique je pense ?
  • Qu'est ce que je connais sur [enjeu sociétal] et que je trouve marquant ?
  • Quelle place occupe [enjeu sociétal] dans ma vie ? Suis-je une personne concernée ? Des proches à moi le sont-ils ? Quelle annecdote ou autre élément de ma vie est en lien avec [enjeu sociétal]?
  • Qu'est ce que j'aimerais apprendre ou éclairer grâce à cet atelier ?
  • Quelles sont mes préférences pour cet atelier : plutôt apprendre un maximum d'évènements historiques ou prendre le temps de discuter avec les autres sur ces sujets plus généralement ?

Exemples de questions fermées pour les options 3 et 4

Les questions sont à adapter en fonction de l'enjeu sociétal traité par le paquet.

  • Suis-je informé·e sur [enjeu sociétal] en général ?
  • Suis-je informé·e sur l’histoire de [enjeu sociétal] ?
  • Est-ce que je me sens concerné·e à titre personnel ou via des proches par [enjeu sociétal] ?
  • Est-ce que je préfère apprendre des évènements historiques, plutôt que de prendre le temps de discuter avec les autres sur ces sujets plus généralement ?

Lancer le jeu avec une question introduisant une première carte

À faire avant l’explication des consignes sur le fonctionnement du jeu, permet ainsi aux participant·es de :

  • avoir en tête à quoi ressemble une carte,
  • ne pas s’embrouiller sur comment va se passer le reste du jeu,
  • se mettre déjà dans une posture active et attentive.

Exemples de questions sur la première carte pour le paquet LGBTQIA+

« Savez-vous pourquoi juin est le mois des fiertés LGBTQIA+? » (Recommandé)

Réponse : « Et non, ce n’est pas pour les températures estivales parfaites pour se pavaner dans la rue en petite tenue arc-en-ciel ! C’est en hommage aux émeutes de Stonewall… (continuer l’explication ou faire lire la carte) »

Avantages / Inconvénients :

  • (+) Particulièrement pertinent si vous êtes dans le cadre du mois des fiertés
  • (+) Créer de la curiosité et le sentiment qu’on va apprendre des choses nouvelles, en commençant par quelque chose de central mais souvent peu connu des personnes LGBTQIA+ elles-mêmes.
  • (-/+) Contenu politisé (répression, révolte, minorités, etc.) pour des personnes à l’aise avec le militantisme mais pouvant créer du rejet pour des personnes mal à l’aise avec le militantisme.

« En quelle année estimeriez-vous que l’homosexualité n’a plus été considérée comme une maladie par l’OMS ? (écouter, révéler puis reposer une question) … Et pour la transidentité ? … L’intersexuation ? … L’asexualité ? »

Réponse : 1990 pour l’homosexualité, 2019 pour la transidentité, pas encore pour l'intersexuation et l'asexualité.

Avantages / Inconvénients :

  • (+) Permet de faire une introduction aux principales identités traitées par le jeu, notamment pour un public peu connaisseur.
  • (+) Captive par un effet de surprise et d’indignation du fait de dépathologisation encore récente ou inexistante des identités LGBTQIA+.
  • (-) Cette question et ces cartes ne seront plus utilisables pour faire une transition à la moitié du jeu.

« Quand je vous parle d’histoire des LGBTQIA+ en France, à quel évènement pensez-vous ? »

Réponse : fait débuter avec une carte correspondant à leurs réponses (souvent le mariage, le SIDA …)

Avantages / Inconvénients :

  • (+) Participatif, adapté et valorisant : on part de ce que les participant·es savent.
  • (-) En tant que animateur·rice, plus complexe de reprendre un déroulé cohérent d’atelier car on ne choisit pas et prévoit pas par où on commence
  • (-) S'éloigne de l’ordre recommandé des cartes.
  • (-) La carte évoquée ne sera plus utilisable par la suite pour suivre un déroulé cohérent

Eviter ou compenser le vent en extérieur

Matériel pour gérer le vent :

  • Des cartes plus lourdes grâce à du papier épais ou plastifié
  • Pinces à linge pour faire un poids sur le bas des cartes quand elles sont accrochées à un fil
  • Patafix, scotch de peintre ou petits objets lourds quand les cartes sont sur une table

Pendant le jeu

Construire la frise avec les cartes face recto ou verso

Selon les préférences :

  • Recto : juste image et titre, donc plus épuré et lisible de loin. Par contre pas de date, donc nécessaire d’utiliser les cartes périodes pour indiquer le temps.
  • Verso : date et description aussi disponible, donc plus riche mais surchargé et moins lisible de loin.

Utiliser les cartes-périodes

Les cartes-périodes permettent de mieux visibiliser les ordres de grandeur temporels. Elles sont particulièrement intéressantes si on positionne les cartes sur leur recto où la date ne figure pas.

Utiliser les cartes-périodes à intervalle régulier tous les 10 ans ou 20 ans, en fonction du niveau de détail souhaité. Elles permettent de soit compliquer ou faciliter le jeu, dès le début ou en cours de partie pour ajuster la difficulté :

  • Compliquer le jeu en disant aux participant·es qu’il faut que les cartes soient dans le bon ordre chronologique ET dans la bonne période.
  • Faciliter le jeu en disant aux participant·es qu’il suffit qu’iels placent les cartes dans la bonne période, pas grave si ce n’est pas dans le bon ordre chronologique par rapport aux autres cartes.

Il existe les deux cartes périodes spéciales : "Naissance de nos parents" et "Naissance de nos grands-parents". Elles permettent d'encore mieux conscientiser de façon personnelle l'aspect récent de certaines dates. Elles peuvent être positionnées dès le début, ou suite à un évènement dont la date récente est particulièrement choquante. Il est préférable de les utiliser quand les participant·es ont a peu près le même âge (par exemple une classe en milieu scolaire). Si les participant·es ont des âges trop différents, on peut se baser sur la naissances des parents et grands-parents de l'animateur·rice.

Utiliser des cartes-dates

Pour encore plus accélérer ou faciliter le jeu, il est possible pour chaque carte-évènement de créer une carte-date correspondant à la date de l'évènement. Les cartes-dates peuvent être disposées en amont sur la table ou sur le fil, ou encore données à des participant·es. Les participant·es devront alors associer les cartes-évènements aux bonnes cartes-dates.

Corriger la position des cartes de façon enrichissante

Si les participant·es se sont trompé·es dans l’ordre des cartes, ne pas les humilier mais plutôt valoriser le fait qu’iels ont appris quelque chose, et en quoi c’est intéressant qu’iels se soient trompé·es. Par exemple en disant un commentaire comme "Et oui, ce droit est beaucoup plus récent qu'on ne le croit!".

Faire des liens avec des cartes bonus

Voir la carte « Cartes listées par ordre » indiquant pour chaque carte les numéros des autres cartes liées. Il s’agit de cartes ayant des sujets en commun, et donc intéressantes à consulter au même moment comme cartes « bonus » dans la foulée de cette carte.

Les cartes non données aux participant·es, mais qui nous semblent intéressantes, peuvent être utilisées comme cartes « bonus » de différentes manières :

  • les présenter nous-même dans la foulée de cartes liées,
  • les mentionner et les placer rapidement dans la foulée de cartes liées,
  • les mettre à disposition et en avant après la fin de l’atelier afin d’inciter les personnes à les consulter.

Cela permet de gagner du temps, tout en mentionnant quand même certaines cartes secondaires.

Compliquer ou faciliter le positionnement d’une carte

Parfois, les participant·es arrivent facilement à trouver le bon ordre, ce qui finit par les ennuyer. Parfois au contraire, les participant·es débattent trop de l’ordre, ce qui fait perdre du temps.

Dans ce genre de cas on peut :

  • a) Forcer à positionner la carte en s’inspirant d’une intuition qui a été exprimée, révéler la date et passer à autre chose.
  • b) Faire le jeu de « chaque personne dit une date / pointe un endroit de la frise et on voit qui était le plus proche ».
  • c) Faire le jeu de « dites une date et je vous dis si c’est avant ou après ».
  • d) Poser la question « Est-ce que c’est avant ou après la carte ___ ? ».

Inviter à réagir après chaque carte ou groupe de cartes

Possibilité de réagir sur sa propre carte, réagir sur les cartes précédentes ou juste une réaction générale.

Plusieurs options en fonction du temps disponible, degrés d’interaction, répartition de la parole souhaitée… :

  • a) Inciter chaque personne à réagir après sa carte : prévoir environ une minute de plus par carte.
  • b) Laisser la possibilité à n’importe qui de réagir après une carte : prévoir plus de temps supplémentaire et/ou se préparer à bien cadrer pour éviter les dépassements temporaires.

Exemples de questions sur lesquelles réagir :

  • Qu’est-ce que cette carte m’évoque comme émotion, question, réflexion, information, témoignage personnel ou envie d'agir ?
  • Est-ce que je connaissais cet évènement ? Qu’est-ce que j’en ai appris de plus ?
  • Est-ce que la date de l’évènement me surprend ? Est-ce tard ou tôt par rapport à ce que j’imaginais ?

En tant qu’animateur·rice, on peut délicatement mettre fin à la discussion en demandant à une personne de bien positionner la carte actuelle ou en en distribuant une nouvelle.

Poser des questions sur certaines cartes stratégiques

Au lieu de juste distribuer une carte aux participant·es, on peut l'introduire en posant une question dessus.

Cela a plusieurs intérêts :

  • mettre l'emphase sur cette carte afin de mieux faire remarquer et retenir des informations intéressantes, par exemple une date surprenante,
  • interrompre la routine du jeu pour redynamiser,
  • prendre la parole pour donner des informations, par exemple du vocabulaire ou concepts pré-requis,
  • séparer le jeu en phases
  • aborder un évènement important, mais dont l'estimation de la date est peu intéressante (car trop simple ou compliquée)

Exemple de question sur les cartes 9 à 12 du paquet LGBTQIA+

Dans le paquet ChronoCartes LGBTQIA+, les cartes 9 à 12 correspondent à la fin de la pathologisation par l’OMS des 4 identités LGBTQIA+ traitées par le jeu. Ces cartes sont introduites via la question « En quelle année estimeriez-vous que l’homosexualité n’a plus été considérée comme une maladie par l’OMS ? (écouter, révéler puis reposer la question pour les autres identités) … Et pour la transidentité ? … L’intersexualité ? …L’asexualité ? ».

Cela a plusieurs intérêts:

  • mettre l'emphase sur ses dates particulièrement choquantes (1990 pour l’homosexualité, 2019 pour la transidentité, et pas encore pour l'intersexuation et l'asexualité),
  • interrompre la routine du jeu pour redynamiser, puisque ses cartes se situent environ à la moitié d'un atelier classique (environ 20 cartes),
  • prendre la parole pour présenter les 4 principales identités traitées par le jeu, en particulier l'intersexuation et l'asexualité qui sont mal connues, d'où l'importance de créer un temps spécifique pour les présenter et répondre à des interrogations,
  • séparer le jeu en deux phases :
    • les cartes de 1 à 8 plutôt en périodes anciennes et liées à des oppressions,
    • les cartes de 13 à 20 plutôt en périodes récentes et liées à des avancées.

Faire une pause durant l’atelier

En particulier si vous êtes sur un mode long de plusieurs heures et/ou avec à un public qui a du mal à rester concentré.

Plusieurs options :

  • a) Pause libre : pour aller aux toilettes, boire, s’aérer, etc.
  • b) Pause via une petite activité sans lien avec le sujet (mini-jeu, balade…).
  • c) Pause via une petite activité en lien avec le sujet (quizz, bingo des messages importants…).

Après le jeu

Résumer les messages à retenir

Plusieurs options en fonction du temps disponible et du degré de participativité voulu :

  • a) Descendante : l’animateur·rice cite les éléments de la carte « Messages à retenir ».
  • b) Pseudo-descendante : on fait lire chacun·e son tour aux participant·es un élément de la carte « Messages à retenir ».
  • c) Participative : demander aux participant·es « Quels sont les grands messages clés à retenir de cet atelier d'après vous ? » et les laisser s’exprimer librement ou à tour de rôle.
    • (-) Pas sûr que les messages importants sont transmis.
    • (+) Social, l’information est mieux captée / retenue.
  • d) Ludique : l’animateur·rice anime un « bingo » où les participant·es doivent retrouver au moins x messages clés.
    • Le « bingo » peut se faire :
      • à l’oral sans matériel spécifique (retrouver x messages clés),
      • avec une grille de bingo composée de papiers au dos duquel on a écrit un message clé, et quand le message est cité alors le papier est retourné, le but étant de compléter au moins une ligne et/ou colonne.
    • La prise de parole peut-être :
      • a) tour à tour : chaque personne a ainsi l’opportunité / la pression de participer,
      • b) libre : parle qui veut.

Encourager à payer sa participation et à soutenir le projet

ChronoCartes Engagées est un projet non lucratif. Pour diffuser au mieux les cartes et leurs messages, de l’argent et des contributions bénévoles sont nécessaires.

En tant que animateur·rice vous devez encourager les participant·es à contribuer, financièrement ou autrement, au projet dont iels ont bénéficié. La participation financière n'est pas nécessaire si l'atelier est déjà pris en charge financièrement, par exemple par la structure organisant l'atelier.

Pour cela vous pouvez lire la carte "Je soutiens le projet" ou vous appuyer sur les pages du site :
Payer ou faire un don
Soutenir le projet

Si une personne vous semble très motivée par le jeu, vous pouvez aussi essayer de discuter concrètement avec elle après le jeu de comment elle pourrait contribuer (partager le jeu, animer, créer des cartes...).

Faire un tour de clôture des participant·es

Plusieurs options en fonction de temps disponible, nombre de personnes, nombre de questions, et profondeur des échanges recherchée :

  • a) Grand groupe : chaque personne répond aux questions devant tout le monde.
  • b) Petits groupes : chaque personne répond aux questions dans son petit groupe (3-5 personnes recommandées).
    • Annoncer combien de temps dispose chaque personne (au moins 2 min par question), chronométrer et prévenir quand c'est à la personne suivante de parler.
    • Comment choisir le nombre de personnes par sous-groupe ?
      • Pas trop de personnes pour créer un sentiment d’intimité et avoir plus de temps d’expression par personne.
      • Assez de personnes pour être sûr d’avoir des échanges dynamiques, variés et sains, même si certaines personnes ne parlent pas trop ou disent des propos problématiques.

Exemples de questions :

  • (Recommandé) Méthode Tête – Cœur - Corps : avec quoi je repars de cet atelier ? Après cet atelier, qu’est-ce que j’ai dans …
    • Ma tête (réflexion) : J’ai appris que … / J’ai réfléchi à … / Je me questionne sur … / Je pense… / J’ai conscientisé … / J’ai compris…
    • Mon cœur (émotions) : Je ressens … / Je me sens …
    • Mon corps (Action) : Je vais … / Je m’engage à ….
  • Quelle carte m’as marquée, étonnée, touchée ?
  • Quel est un grand message que je retiens ?
  • Comment cette histoire passée m'aide à mieux penser le présent et le futur de cet enjeu sociétal ?
  • Quel autre évènement passé je connais et trouve intéressant ?
  • Quel autre évènement futur j'espère qu'il aura lieu ?
  • Autre chose que je pense intéressant de partager aux autres ?

Si plusieurs questions, choix entre :

  • a) les traiter toutes en une seule prise de parole
  • b) faire un tour de parole par question

Ce temps de partage collectif peut être précédé d’un temps introspectif seul·e sur les questions posées pendant quelques minutes, afin de bien prendre le temps d’y réfléchir, quitte à ne pas tout exprimer aux autres.

Laisser les cartes à disposition

Par exemple en mettant les cartes sur une grande table ou en les accrochant sur un fil ou au mur.

Aussi bien pour des personnes de l’atelier qui voudraient approfondir les cartes non-vues, ou d’autres personnes n’ayant pas participées mais voulant le découvrir.

En particulier, mettre à disposition les cartes bonus non-utilisées durant l’atelier. Et les mettre en avant par rapport aux autres cartes déjà vues, par exemple grâce à un signe distinctif, comme en y accrochant une pince à linge supplémentaire ou en les positionnant différemment.

Envoyer un mail post-atelier

Envoyer un mail dans les jours suivants l'atelier permet de transmettre des informations, rappeler de payer la participation libre et conscience, permettre une prise de contact en cas de questions, retours, propositions ou autres...

Pour celà, il faut récupérer les emails des participant·es en faisant tourner une feuille et stylo à la fin de l'atelier.

Exemple de mail post-atelier à copier et adapter

Salut,

Merci pour ta participation à l'atelier sur l'histoire de [enjeu sociétal], c'était un plaisir de partager ce moment ensemble !

Concevoir, diffuser et animer cet atelier demande du travail et des moyens, alors on a besoin des participant·es comme toi pour continuer à faire vivre et développer le projet !

D'abord, on compte sur toi pour payer ta participation et libre et consciente en fonction de tes moyens financiers. Ce système solidaire nécessite que les personnes ayant plus de moyens financiers se responsabilisent afin de permettre l’accès à l'atelier aux personnes ayant moins de moyens.

--> www.chronocartes.fr/soutenir/financer

Tu peux aussi soutenir le projet de pleins d'autres manières : en parler autour de toi, animer un atelier, créer de nouvelles cartes... et autres façons bienvenues !

--> www.chronocartes.fr/soutenir/soutenir

Retrouve sur le site ChronoCartes Engagées pleins d'autres ressources, notamment les cartes de l'atelier si tu veux les relire ou les réutiliser, mais aussi des cartes sur d'autres thématiques.

--> www.chronocartes.fr/paquets

Si tu as des questions, retours, propositions ou autres, tu peux envoyer un mail à moi, au projet ChronoCartes (contact@chronocartes.fr) ou aux personnes gérant les cartes sur [enjeu sociétal] ([adresse mail paquet]).

Merci encore ! On compte sur toi pour soutenir le projet et continuer à agir en faveur de [enjeu sociétal] !